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Agrobusiness
Le Sénégal est un pays agricole par essence, marqué par une importante production de fruits et légumes faiblement mis en valeur à un niveau industriel. Le secteur de l’agroalimentaire offre ainsi des possibilités de valorisation de fruits et légumes, avec un accent particulier sur la conservation et la polyvalence des équipements de production.
Le Sénégal dont la production agricole est fortement tributaire des performances de l’arachide a mis en œuvre ces dernières années des initiatives importantes et réussies visant à concrétiser la volonté de diversifier les exportations agricoles.

Des opportunités à l’exportation existent dans l’Agro-industrie avec le visa AGOA et les Accords UE - ACP, grâce aux quelque 240.000 hectares de terres irrigables le long du Fleuve Sénégal. Ces opportunités sont :

• la floriculture
• la culture fruitière
• les cultures maraîchères
• des milliers d’hectares de plantation d’acajou
• la diversification de la transformation industrielle de l’arachide.
L'agriculture sénégalaise :
Les filières d’import substitution
Les importants aménagements hydro agricoles effectués par la SAED dans la vallée du fleuve permettent une culture intensive du riz qui est la base de l’alimentation de la majorité des sénégalais et qui reste cependant tributaire des importations. Les importations de riz ont atteint 824 000 T pour une valeur CAF de 118 milliards F CFA pour l’année 2003. La politique d’import substitution voulue par les autorités pour infléchir cette tendance qui grève la balance commerciale offre des opportunités d’investir dans cette filière. La même logique peut être appliquée à la carotte, l’oignon et la pomme de terre dont les techniques de production sont en amélioration continue et devraient permettre de baisser les importantes importations estimées à 40 millions USD/an.

Les industries de transformation de produits agricoles pour valoriser l’importante production de fruits, légumes et céréales sont autant de filière d’opportunités d’investissement à même de réduire les importations.

Le programme de développement des marchés agricoles
Le gouvernement en partenariat avec la Banque Mondiale à la volonté de mettre en place un programme intégré de développement des marchés agricoles sur 5 ans avec pour objectif d’accélérer la croissance de la filière agricole et de contribuer sensiblement à la réduction de la pauvreté. Ce programme de par ses axes principaux devrait aider à asseoir un cadre propice à l’investissement privé :

• Appui au développement des exportations horticoles
• Amélioration des conditions de fonctionnement des marchés
• Appui aux producteurs et opérateurs agro industriels pour une meilleure adéquation des produits au marché
• Développement de l’irrigation privée et des activités foncières

L'agriculture, qui occupe 70% de la population sénégalaise, est un secteur clé pour le développement du pays. La production céréalière est estimée à 1 466 000 T en 2003 ce qui témoigne d’un regain de la filière principalement pour le maïs ( + de 500 000 T) et le « niébé »( 70 000T).
Le Sénégal compte quelque 437.000 exploitations agricoles pour 1.900.000 hectares.
Outre l'amélioration des principales cultures (arachide, mil, riz, sorgho...), le Sénégal est actuellement dans une phase de forte diversification et de promotion de ses produits.

Ainsi le Sénégal est devenu un grand exportateur de tomates-cerises (3.500 tonnes par an).
La conquête des marchés du haricot vert extra-fin, du basilic, de l'asperge verte, de l’oignons, de la pomme de terre et des aubergines... est également au programme.
Le Sénégal s'est aussi lancé dans la filière coton. La production est ainsi passée de 14.000 tonnes lors de la campagne 2000-2001 à 36.000 tonnes un an plus tard et 55 000 T en 2003.
L'arachide :
Le Sénégal a occupé pendant de nombreuses années, surtout vers les années 70 la première place dans la production arachidière mondiale.
Le bassin arachidier est constitué par les régions de Diourbel, Kaolack et la Casamance. D’importantes usines appartenant à l’Etat, à travers la SONACOS (Société nationale de Commercialisation des Oléagineux du Sénégal), sont établies dans ces régions.
Sur recommandation de la Banque Mondiale un désengagement de l’Etat du Sénégal est en cours dans la filière arachidière. La privatisation de la Sonacos (trituration de graines d’arachides, production d’huiles et de tourteaux) est prévue pour 2004.
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La filière horticole
Des avantages comparatifs
• Climat stable favorable aux culltures de contre saison
Ensoleillement pendant l’hiver avec des températures de 25-30°C le jour et 17-22°C la nuit • Proximité des marchés d’export d’Europe et des US
6 heures par avion des principales destinations européennes
6 jours par bateau de l’Europe
Des liaisons maritimes efficaces
Des infrastructures portuaires modernes
• Un savoir faire agricole de plus en plus reconnu
• 240 000 Ha de terres irrigables disponibles

Une gamme de produits gagnants
Haricots verts

Bonne présence et notoriété sur plusieurs marchés avec une forte compétition des origines concurrentes sur le segment du Bobby et plus particulèrement des origines E africaines sur le segment fin. 5 000T, leader dans la sous-région.
Tomates cerise

Marché en croissance où le Sénégal occupe une 2nde position dérrière Israél pour les origines non europééennes durant la contre saison; 3500T.
Mangue

Marché en très forte croissance ou le Sénégal marque des points importants avec des variétés colorées de bonne qualité. 200 à 3000T en 5 ans.
Melon

Marché en forte croissance avec développement et présence de nouvelles variétés de longue conservation.

Les opportunités
• Production de fruits et legumes : tomate cerise, manques, melons, gombos, piments ,oignons, pommes de terre, etc..
• Production, conditionnement, commercialisation des intrants et équipements agricoles
• Industrie de l’emballage
• Gestion des infrastructures de conservation et d’appui à l’export
• Services de transport
• Services financiers
• Services conseil en agronomie, qualité
• Recherche et Développement
• Industrie de transformation
La tomate fleuron de l’agro-alimentaire :
L’industrie agroalimentaire représente, avec la chimie, l’essentiel du tissu industriel sénégalais en terme de chiffre d’affaires.
Le Sénégal est le seul pays de l’Afrique de l’ouest francophone à avoir réussi à créer une industrie locale de transformation de tomate en maîtrisant la totalité de la filière.
Deux industries produisent du concentré de tomates: la Société de conserves alimentaires au Sénégal (SOCAS, groupe Moulins Sentenac) et la Société nationale de tomates industrielles (SNTI). Environ 30 000 tonnes de tomates sont transformées chaque année.
L'asperge :
Introduite au Sénégal en 1998, l'asperge est passée de l'expérimentation à l'exploitation, avec l'appui technique d'une mission agricole de Taïwan, premier exportateur mondial d'asperges.
Cultivée essentiellement dans la zone maraîchère des Niayes, près de Dakar, l'asperge occupe quelque 90 producteurs sur une trentaine d'hectares, avec 7 à 8 tonnes de rendement à l'hectare par an.
Les hôtels et les restaurants, ainsi que certaines familles aisées, constituent la clientèle des producteurs d'asperge regroupés en groupement d'intérêt économique pour la commercialisation.
Une partie de la récolte est également exportée vers la France et les Pays-Bas.
C'est une culture pérenne qui permet deux à trois récoltes par an.
Aménagements hydroagricoles La construction de deux importants barrages sur le fleuve Sénégal (Nord du pays) offre la possibilité d’irriguer plus de 300 mille hectares de terres fertiles. Les aménagements hydro – agricoles effectués sur le fleuve Gambie, ont permis d’obtenir 100 mille hectares de terres irrigables.

Dans le but de développer l’agriculture irriguée, d’importants aménagements hydro-agricoles ont été réalisés, notamment :
Le barrage anti-sel de AFIGNAM en Casamance ;
Le barrage anti-sel de DIAMA ;
Infrastructures logistiques
La gare de fret
Actuellement dans sa phase active de réalisation, elle permettra de consolider la progression des exportations de produis frais de qualité et rémunérateurs pour les exportateurs sénégalais.

Le feltiplex
Ce centre de conditionnement à usage collectif qui a pour objet d’aider les exportateurs à la conservation de la qualité de leurs produits, est un acquis de taille dans la gestion des infrastructures d’exportation.
Elevage
L’élevage, de par ses diverses productions (viande, lait, oeuf, miel...) participe aux objectifs de réduction sensible du déficit alimentaire, à la lutte contre la malnutrition et à l’amélioration des revenus des éleveurs. La population pastorale est estimée à 3 millions de personnes, pour 350 000 familles actives dans le secteur. La valeur ajoutée de l’élevage a contribué pour environ 7% du PIB.

L’ensemble du cheptel ruminant (bovins, ovins et caprins) est estimé à 10 960 000 têtes. L’effectif bovin progresse légèrement de 0,5% avec 2 912 000 têtes. Les petits ruminants connaissent une progression de 3,5% avec globalement 8 048 000 têtes. L’effectif porcins est toujours en progression avec 214 000 têtes. Les unités de la volaille augmentent de 12,5%, atteignant 20 342 000 d'unités dont la plus grande partie provient de l’aviculture traditionnelle et le reste de l’aviculture industrielle.

Production de lait : La production laitière nationale est estimée à 110 millions de litres. Provenant, essentiellement, de l’élevage traditionnel, cette production ne satisfait pas la demande du fait des contraintes génétiques et alimentaires limitant le potentiel laitier des vaches locales. Le déficit est comblé par des importations de lait et produits laitiers dont la facture reste très lourde : environ 30 milliards de F CFA annuels (après dévaluation). Le volume importé était estimé à 20 879 tonnes.
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