L’accroissement extrêmement rapide de la population, qui est passée de 500.000 habitants en 1967, à près de 2,4 millions en 2003, a entraîné une forte occupation de l’espace dans la presqu’île du Cap-Vert avec la création de nouveaux quartiers.
Cependant, ces aménagements urbains ne se sont pas accompagnés d’une décentralisation conséquente des activités économiques et sociales et ont contribué à créer l’éloignement progressif des zones d’habitat par rapport aux zones de travail, provoquant un accroissement important de la demande de transport.
Déjà en 1978, les autorités avaient envisagé la réalisation d’une autoroute entre Dakar et Diamniadio, dont les études d’exécution détaillées avaient été élaborées, et les appels d’offre prêts à être lancés.
La réalisation de cette autoroute s’impose aujourd’hui, compte tenu de l’encombrement de la circulation, désormais permanent et qui frise la paralysie aux heures de pointe. La dernière campagne de comptage menée en novembre 2001 sur l’autoroute actuelle a évalué le nombre de véhicules à 70 000 véhicules / jour dans les deux sens entre Dakar et la proche banlieue.
Par ailleurs dans le cadre des nouvelles priorités définies par les hautes autorités de l’Etat concernant la problématique de la mobilité urbaine dans la région de Dakar, le gouvernement du Sénégal envisage de rétablir à court terme, un bon niveau de service sur le tronçon d’autoroute compris entre Malick Sy et Pikine.
La réalisation de ce tronçon d’un montant de 50 milliards de F CFA constitue la première étape dans la mise en oeuvre de la future autoroute Dakar – Diamniadio.
Cet investissement constitue une participation importante de l’Etat dans la mise en œuvre de l’autoroute Dakar – Diamniadio et contribue de manière significative à le rendre plus attractif dans le cadre d’un Partenariat Public Privé.
A travers la réalisation de ce projet, l’objectif visé par le gouvernement, est de restaurer au niveau du transport les conditions nécessaires à la consolidation de la croissance et de favoriser l’émergence de nouvelles zones d’investissement et de développement économique sur l’axe Dakar – Thiès (horticulture, textile, confection, nouvelles technologies, etc.).
Les principaux objectifs spécifiques visés sont :
- assurer un déplacement rapide des biens et des personnes pour sortir et entrer dans Dakar et améliorer la mobilité urbaine dans l’agglomération dakaroise ;
- permettre une connexion entre le nouvel aéroport de Ndiass, le centre de Dakar et la future Cité des Affaires prévue sur le site de l’aéroport actuel ;
- favoriser une politique de développement urbain à l’extérieur des zones saturées de la presqu’île du Cap-Vert